En bref…

Début février, une cinquantaine de détenus à la maison d’arrêt de Nanterre se rebellent, refusant dans un premier temps de rentrer en cellule. Ils passent ensuite à la vitesse supérieure, en saccageant un bureau des matons et en défonçant du matériel informatique. Il a fallu l’intervention des ERIS (bourreaux chargés de mater les révoltes en prison) afin de ramener un semblant de calme, tandis que des cohortes de flics se positionnaient autour de la taule au cas où. Quelle que soit la cause précise (chauffage défectueux, refus d’activité) ayant entraîné ce mouvement, tous les dégâts portés à ces foutus mouroirs sont une bonne chose.


Vers la mi-janvier, un ou plusieurs inconnus boutent le feu une première fois à une école maternelle à Suresnes (Hauts-de-Seine). Les pompiers s’amènent mais doivent intervenir sur un autre lieu, grâce à une fausse alerte, ce qui laisse le temps aux premiers d’achever leur bel ouvrage. L’école en question est inutilisable jusqu’à la prochaine rentrée. Il paraît que «s’attaquer à une école revient à porter atteinte aux valeurs mêmes de la République». Précisément…


Décidément, il ne fait guère bon porter l’uniforme à Grigny. Après les assauts incendiaires dont nous parlons plus loin dans le journal, voilà que les agents en redemandent. Le 15 février, alors qu’elle tente d’arrêter deux personnes dans la cité de la Grande-Borne, la flicaille se prend une belle volée de caillasses sur la tronche, et doit rebrousser chemin en grand désordre, jusqu’à se planquer dans un hall d’immeuble et appeler des renforts afin de s’en tirer indemnes. L’un des pandores aura toutefois l’arcade sourcilière amochée par les pierres.


Dans la nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012, des gens se rassemblent devant la prison pour étranger de Vincennes aux cris de « Liberté pour tous ! ». De nombreux feux d’artifices sont lancés pour illuminer un peu la nuit et des retenus montent sur les grilles du CRA pour crier et communiquer. La même nuit, au moins deux feux ont été allumés à l’intérieur du centre. Un peu plus loin au même moment, à la Maison d’Arrêt de Fresnes, des feux d’artifices ont explosé devant le quartier des hommes et le mitard puis devant le quartier des femmes. Les cris de « Liberté » ont retenti de toutes part ! Dans le monde entier, des actions anticarcérales ont été réalisées devant des prisons, pour en finir avec toutes les prisons et donner un peu de courage à ceux qui la subissent.


La taule de Val de Reuil est le plus grand centre de détention d’Europe. 820 places et environ 200 surveillants. Deux agressions visant ces derniers ont eu lieu depuis le début du mois de février. Le 2 février, un gradé de l’AP a été attaqué par un détenu, frappé au visage. Le 6 février, un autre maton a été agressé. Des choses qui arrivent quand on enfile l’uniforme des assassins.


139 caméras permettent à la police municipale de garder un œil sur la ville de Meaux jour et nuit. Quatre de ces caméras de vidéo-surveillance ont été défoncées dans la nuit de dimanche à lundi 9 janvier 2012, dans le quartier A de Beauval. Les caméras ont été la cible de tirs d’arme de petit calibre. Un des appareils s’est retrouvé complètement hors service. À cette occasion, on apprend que la semaine précédente déjà, deux caméras à proximité du bâtiment Auvergne avaient été foutues hors d’état de nuire. Pour la municipalité de Meaux, ces attaques sont la preuve de l’efficacité du dispositif qui empêche les voyous de commettre leurs trafics et délits ; pour nous ces attaques montrent tout simplement que l’on aura beau tirer sur la corde, des individus finiront toujours par se révolter et détruire ce qui les détruit, comme ces maudites caméras (dont nous parlons plus loin dans ce numéro).

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